Plombé par une lourde dette, le groupe américain Saks World, propriétaire des grands magasins de luxe Saks Fifth Avenue, Neiman Marcus et Bergdorf Goodman, a annoncé mercredi 14 janvier s’être placé sous la safety de la loi sur les faillites.
L’entreprise qui ne payait plus certains de ses fournisseurs depuis plusieurs mois, a annoncé dans un communiqué se placer volontairement sous la safety de la loi sur les faillites (Chapitre 11) auprès d’un tribunal du Texas.
Saks s’est engagé à “honorer tous les programmes destinés aux shoppers, à effectuer les paiements futurs aux fournisseurs et à maintenir le versement des salaires et des avantages sociaux aux employés”. Ses magasins restent ouverts. Le groupe a indiqué avoir sécurisé un financement d’environ 1,75 milliard de {dollars} auprès de ses créanciers. Sous réserve d’approbation judiciaire, ce plan de financement “fournira les liquidités nécessaires au financement des opérations et des initiatives de redressement de Saks World“, guarantee le communiqué.
Nouvelle path
Simultanément, l’entreprise a annoncé un changement de path. Geoffroy van Raemdonck, ancien directeur général de Neiman Marcus, va devenir CEO de Saks World. Il succède à Richard Baker, directeur général et président exécutif sortant, qui a démissionné mardi 13 janvier, deux semaines à peine après sa nomination à ce poste. M. Baker avait orchestré en 2024 l’acquisition par Saks du groupe Neiman Marcus, propriétaire de Bergdorf Goodman, pour 2,7 milliards de {dollars}.
“Je suis impatient d’assumer le rôle de CEO et de poursuivre la transformation de l’entreprise afin que Saks World proceed de jouer un rôle central dans l’avenir du commerce de détail de luxe”, a dit M. Van Raemdonck, cité par le communiqué du groupe.
L’annonce de la mise en faillite était attendue par les analystes. “Ils vont déposer le bilan. Il n’y a plus d’argent. Il faut une supervision par un tribunal”, avait déclaré mardi à l’AFP Tim Hynes, responsable de recherche crédit pour Debtwire, spécialiste de la state of affairs financière des entreprises.
Selon lui, Saks World s’est beaucoup endetté pour racheter le groupe Neiman Marcus (NMG) en 2024 et sa dette atteint désormais quelque cinq milliards de {dollars} pour un chiffre d’affaires annuel inférieur à 6 milliards. Mais les synergies attendues n’ont pas produit les effets escomptés.
Espoirs douchés
Le groupe basé à New York, qui compte environ 70 magasins (hors réseaux de déstockage) en Amérique du Nord, n’est pas coté et ne publie pas de résultats.
Pris à la gorge dans un contexte économique difficile aggravé par les récents droits de douane et comptant se refaire une santé avec les fêtes de fin d’année, il a opéré en août 2025 une restructuration partielle de sa dette et récupéré 600 hundreds of thousands de {dollars} d’argent frais. Mais ses espoirs ont été douchés.
Le consommateur américain, très attentif aux prix, n’a pas été au rendez-vous dans les rayons du magasin étendard du groupe, Saks Fifth Avenue sur la cinquième avenue à New York, qui avait pourtant renoué avec la custom en déployant des éclairages festifs sur toute sa façade, après un arrêt fin 2024 qui avait été décrié. Résultat : le groupe n’a pas honoré une échéance de 100 hundreds of thousands de {dollars} le 30 décembre. Un différé de trente jours most s’est enclenché.
D’après l’agence de notation Normal and Poor’s et plusieurs consultants, de nombreuses marques refusent toute nouvelle commande de vêtements, accessoires, bijoux, and many others., tant que les arriérés n’auront pas été payés. D’autres refusent de livrer par crainte de ne pas être payées.
À parcourir cette semaine les étages de Saks sur la célèbre artère commerçante de New York, l’AFP a constaté des portants peu garnis, certains proposant de chaudes tenues d’hiver associées à des vêtements printaniers. Comme si des collections disparates avaient été assemblées de bric et de broc pour éviter des rayons vides.





